Flashback: l’accouchement

Parce que je veux garder ici une trace de l’arrivée du Loutron dans nos bras, l’aboutissement d’un (long) parcours d’infertiles qui ont eu la chance incroyable que la Roue tourne enfin dans le bon sens, et aussi parce que certain(e)s d’entre vous m’ont demandé des détails… Voici donc le récit des quelques heures qui se sont écoulées entre mes deux derniers articles, et le retour à la maison. Attention je vous préviens, c’est long.

Nous en étions au monito de contrôle, après la mise en place du tampon de prostaglandines censé activer les choses et notamment dilater mon col bien fermé (posé le mardi vers 10h30). Loulou revient d’une petite excursion afin de s’alimenter – hé oui seules les femmes sur le point de pondre ont droit à leur plateau-repas. Il en profite pour amener mon coussin d’allaitement et le sac de provisions (cookies, M&Ms…) que nous avions laissés dans la voiture. Il est 14h30, je commence à trouver le temps long – ce n’est pourtant que le début! J’appelle ma mère, j’envoie un millier de textos, on va se balader autour de l’hôpital (sur le parking en fait), je commence à sentir de légères contractions en grignotant une viennoise au chocolat. On rigole, on essaie de se détendre. Drôle d’ambiance en fait, on se sent dans un entre-deux, on ne réalise pas vraiment ce qui va se passer. A 16h j’ai droit à un nouveau monito qui dure 45 minutes, j’en suis à une contraction toutes les 10 minutes, peu douloureuses. Le cœur du Loutron est au top. Il est temps d’attaquer le paquet de M&M’s.

MMS

Loulou a la bougeotte, on ressort faire un tour. Ça commence à être compliqué pour moi, quand je marche je sens les contractions de plus en plus fortement. On est plutôt contents, le produit semble faire effet. Retour à la chambre, je vérifie que le tampon ne s’est pas fait la malle, apparemment il est toujours là. Une voisine de chambre est arrivée, elle a perdu les eaux vers midi, elle a l’air en stress. On parle un peu, son mec la rejoint et un paravent nous sépare. Vers 19h30, Loulou rentre à l’appart (à 10 minutes en voiture), je le préviendrai s’il y a du nouveau. J’appelle mon père, j’attends la bouffe… A 21h toujours rien, je m’impatiente et pars à la recherche d’un soignant; ils ont tous disparu, personne ne vient nous voir, c’est angoissant. Il s’avère qu’il y a plein de cas à gérer, et notre bouffe n’est pas la priorité. J’ai le temps de prendre une douche, ma voisine commence à douiller sérieusement…

A 21h30 on nous apporte les plateau-repas, – un peu léger, heureusement j’ai mes Granolas pour compléter. Les contractions commencent à bien piquer. On m’avait dit que j’aurai droit à un monitoring de 30 minutes à 22h, j’attends, c’est long… Finalement on me le pose à 23h15, et jusqu’à 00h45. C’est super long, et j’ai franchement mal en restant sur le côté comme me l’a demandé la sage-femme. Je fais ma rebelle et me mets sur le dos, c’est un peu mieux… A un moment la machine se met à biper, panique à bord, et je ne trouve plus la télécommande pour appeler à l’aide. Heureusement le mec de ma voisine part chercher quelqu’un, en fait c’est juste un bourrage papier, le Loutron va bien. Mais il fait nuit, je me sens très seule, j’ai mal et ce monito qui n’en finit pas m’angoisse beaucoup… Finalement une sage-femme vient me voir et m’explique qu’ils l’ont laissé plus longtemps que prévu parce que « le cœur du bébé est très sensible, on attendait qu’il se stabilise » – moyennement rassurant en fait. Contrôle du col, difficile à atteindre et donc douloureux, pour m’entendre dire qu’on en est toujours à 1 doigt de dilatation… J’ai droit à un suppositoire de Lamaline pour calmer la douleur (ça faisait une éternité que je n’avais pas mis de suppo!), coup de blues dans les WC, il est 1h15 et j’en ai vraiment marre d’être là. Je me sens mieux en position allongée, j’essaie de me reposer un peu. Pendant ce temps, ma voisine vomit de douleur – ambiance. On lui dit de prendre une douche en s’asseyant sur un ballon, ce qu’elle fait tant bien que mal, puis elle est emmenée en salle de naissance. Me voilà à nouveau seule dans la chambre. Quelques échanges de SMS avec Loulou, qui finit par comprendre que sa présence est requise. Il débarque à 2h du mat. Je n’arrive pas vraiment à dormir, je sens que les contractions s’intensifient. Je récupère le ballon pour essayer de soulager la douleur, ça marche moyen, j’ai oublié tous les conseils de ma prof de yoga c’est con. Vers 4-5h, ça devient vraiment difficile à gérer, le pauvre Loulou essaie de me soutenir comme il peut et je crois qu’il s’en prend plein la tronche en retour… On grignote des biscuits entre deux gémissements. On appelle les sage-femmes, col dilaté à 1.5 – je n’en peux plus, ça n’avance pas! On me propose un petit dej que je refuse – signe que j’ai passé un cap car d’habitude la bouffe c’est sacré! Pendant une contraction, je sens comme un « clac » dans mon ventre, j’ai l’impression que quelque chose a lâché, il s’avère que c’est la poche des eaux. Finalement on m’annonce que mon dossier est passé en staff (encore) et que j’ai le droit d’aller en salle de naissance. Il est 9h.

Je rejoins la salle de naissance en marchant avec difficulté, soutenue par une aide-soignante, pendant que Loulou rassemble nos affaires dans la chambre de pré-travail. J’ai beaucoup de mal à gérer les contractions, je crie, je gémis, mes idées d’accouchement sans péridurale sont à des années-lumière de là. On m’installe sur le lit dans la salle de naissance. Une aide-soignante vient me voir et me prend en main quelques instants pour m’aider à mieux gérer les contractions, en travaillant sur la respiration. Ce n’est pas facile mais ça m’aide beaucoup. L’anesthésiste est appelée, elle me pose la péridurale, je ne sens rien de ce qu’elle fait, toute concentrée sur les contractions qui s’enchaînent. On me pose un monitoring pour continuer de surveiller le cœur du bébé et l’évolution du travail. Une dose de produit anesthésiant est injectée, puis on me donne une pompe pour envoyer des doses supplémentaires selon le besoin. Moi qui voulait limiter au maximum l’utilisation d’anesthésiants, j’ai changé d’avis, j’ai tellement mal, je veux juste être soulagée… Contrôle du col: il s’est ouvert d’un coup, on est à 8, et dilatation complète quelques instants plus tard. La sage-femme me dit que j’ai de la chance que la péridurale ait eu le temps de faire effet car « c’est allé très vite ». Je perds la notion du temps, j’appuie sur le bouton de la pompe régulièrement, je sens encore légèrement des contractions sur le côté droit mais ça n’a plus rien à voir, je plane…

La sage-femme m’installe sur le côté, une jambe surélevée, pour que le bébé puisse descendre dans le bassin. Je commence à réaliser que l’arrivée du Loutron est imminente, j’en avais presque oublié pourquoi on était là! Loulou part à la voiture pour déposer nos affaires, on n’a pas le droit de les garder ici. J’observe ce qui m’entoure, la salle est très grande et les petites affaires du Loutron sont posées sur une table à ma gauche. En face, je vois un petit lit sur roulettes, et une table chauffante pour les soins. C’est surréaliste. Notre bébé va arriver ici!

Finalement, la sage-femme m’annonce qu’on peut commencer. Elle est accompagnée d’une aide-soignante. Le gynéco de garde est prévenu, si au bout de 30 minutes le bébé n’est pas né il interviendra. Je commence à pousser en bloquant l’air, à chaque contraction. Je ne sens pas grand chose, je suis les consignes qu’on me donne (après coup je regretterai d’avoir envoyé autant de doses de produit, mais sur le moment c’était difficile à gérer…). Je sens tout de même un peu les contractions sur le côté droit, ça aide pour savoir quand pousser, et il y a aussi les infos du monito. Mes pieds sont relevés, je tiens mes cuisses, Loulou me soutient sur ma droite, heureusement qu’il est là! Je pousse le plus fort possible, je pense à mon Loutron, on me dit qu’on voit ses cheveux… Ma vessie a été vidée préalablement avec une sonde et j’apprendrai par la suite par Loulou qu’un petit caca a été expulsé et nettoyé vite fait bien fait par la sage-femme (ça me tracassait beaucoup cette histoire de caca mais en fait je n’y ai plus du tout pensé dans le feu de l’action!). Après plusieurs poussées, il s’avère que le Loutron n’a toujours pas très envie de sortir: il avance puis recule à chaque fois, et je commence à fatiguer sérieusement… Le doc est donc appelé, un jeune homme sympathique pour autant que je m’en souvienne. Il m’explique qu’il va utiliser une ventouse pour aider le bébé à sortir en lui maintenant la tête, et ainsi l’empêcher de reculer à chaque fois. Je le trouve bien gentil, et il m’explique tout ce qu’il fait. Il s’excuse de devoir « couper un peu », moi je lui fais confiance pour qu’il fasse son boulot, qu’on en finisse et qu’on sorte mon Loutron! Il me demande de pousser doucement, je sens quelque chose entre mes jambes, puis le Loutron apparaît et est posé sur mon ventre… Il est 15h05, nous sommes le mercredi 5 septembre 2018, et nous voilà devenus parents.

Moment incroyable, temps suspendu, hallucinant, ça y est il est là… Loulou et moi sommes bouleversés, et tellement émus… Je le sens sur moi, je vois ses grands yeux, il est lourd et tout chaud, il a une odeur bizarre et assez forte. C’est mon bébé qui est là… Il crie un peu puis se calme, ses yeux sont grand ouverts, on lui a mis un petit bonnet. Le cordon est coupé par l’équipe, le doc me recoud et me montre le placenta dans une bassine. Il doit ensuite nous quitter, appelé pour une césarienne. Après un moment de peau à peau très intense, le Loutron est nettoyé, pesé, habillé et installé dans les bras de son papa. Une aide-soignante référente allaitement vient pour m’aider à le mettre au sein, première tétée, il trouve vite son chemin! C’est décidément un vrai glouton. Pas si gros que prévu tout de même, mais déjà pas mal à trois semaines du terme: 3.460 kg pour 49.5 cm. Je reçois des conseils pour bien démarrer l’allaitement: position, mise au sein fréquente…

Nous voilà enfin prêts à quitter la salle de naissance pour rejoindre notre chambre, tous les trois… Je demande les prénoms des personnes de l’équipe qui se sont occupées de nous. Un brancardier vient me chercher, Loulou suit en poussant le petit lit à roulettes avec le Loutron dedans. Je suis dans une chaise roulante, j’ai les jambes encore molles à cause de l’anesthésie. Nous nous installons dans notre chambre (soulagement d’avoir une chambre individuelle, ce n’était pas sûr qu’il en reste).

Nous resterons à la maternité jusqu’au samedi en début d’après-midi. J’ai beaucoup apprécié ces moments suspendus, dans notre bulle, tous les trois. A nous découvrir, à atterrir, à nous regarder. Les équipes défilent, tout le personnel est gentil sauf la pédiatre que je trouve très sèche. On me conseille pour l’allaitement, on nous apprend à donner le bain, le Loutron a droit à un suivi rapproché poids/pipi/caca et nous devons tout noter dans un petit carnet (qu’on arrêtera de remplir dans une dizaine de jours, quand on se sentira suffisamment confiants). Nos températures sont surveillées, ainsi que l’apparition d’une éventuelle jaunisse. La cicatrice de l’épisio est très enflée, je vais mettre une quinzaine de jours à pouvoir m’asseoir et marcher sans souffrir. Les douches froides et la glace sont efficaces pour soulager la douleur et diminuer l’œdème. J’ai plein de petits points rouges dans le cou, des petits vaisseaux qui ont explosé pendant les poussées; ils disparaissent en deux jours. Loulou fait quelques allers et retours à l’appartement, pour manger et se doucher principalement, et s’occuper du lapinou. Il me ramène des fromages au lait cru, et est chargé d’acheter une baignoire pour le Loutron (achat que nous jugions superflu, avant de donner le premier bain…). Mon père et sa femme, puis ma mère, viennent nous rendre visite. Les repas sont corrects, mais je n’ai pas très faim. J’ai du mal à me reposer, je dors peu.

Le retour chez nous est assez difficile. J’ai de fortes douleurs et le confort de l’hôpital n’est plus là. Les beaux-parents débarquent une heure après notre arrivée, je me sens envahie, et ils seront encore là le lendemain, avec ma mère qui débarquera aussi. Heureusement à partir du lundi nous sommes au calme, tous les trois. Quelques amis viennent de temps en temps, mais sans s’incruster des heures. On a besoin de se reposer, de prendre nos marques. Je reste allongée presque tout le temps, heureusement que Loulou est là pour gérer les couches, les repas… L’allaitement se passe bien; j’ai eu la montée de lait vendredi et samedi, ma poitrine a pris une taille impressionnante!

La sage-femme qui nous a fait les cours de préparation viendra nous faire trois visites à domicile, j’apprécie ces moments et c’est rassurant d’avoir ce suivi par une personne que l’on connait déjà.

Nous prenons nos marques dans cette nouvelle vie: couches, tétées, siestes, dodos, pleurs à consoler, câlins… Le quotidien est bouleversé, une nouvelle vie qui commence après des années d’espoir, de combat, d’attente. La roue a tourné, nous sommes trois désormais. Quelle chance nous avons

Main bébé

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Terminus…

Après 6 années d’attente

De combat

D’espoir

Notre Miracle nous a rejoints hier, à 15h05. En vrai. Un magnifique bébé, comme dans un rêve.

Le train est arrivé à bon port et nous voilà prêts pour une aventure toute nouvelle. Une vie de famille 💜

Merci pour vos pensées, elles nous ont accompagnés tout au long de ces derniers jours 🍀💞

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[38 SA + 1] Par ici la sortie !

Nous y voilà, le jour tant attendu, l’hospitalisation pour la naissance du Loutron…

Un peu précipité tout de même. Hier, rdv de suivi mensuel avec la gynéco. Le compte-rendu de l’écho faite vendredi la met en alerte: le Loutron est estimé à presque 4 kg, à 3 semaines du terme c’est beaucoup… À part ça tout va bien, il remue bien, col toujours fermé et un peu raccourci, prise de poids tout à fait correcte (une dizaine de kilos). Elle appelle la maternité et nous cale un rdv pour le lendemain à 8h30. « Prenez toutes vos affaires, c’est probable qu’ils vous gardent, sinon ce sera dans les prochains jours. »

😶 😶

Soudainement, après des années d’attente, tout s’accélère…

Une nuit courte, nous voilà aux urgences obstétriques, un peu en retard (on n’est plus trop pressés tout à coup). Une demi heure de monitoring, un passage de notre dossier en staff, et une sage-femme vient nous annoncer la nouvelle: « On vous garde ». Ça y est, c’est parti alors… Le Loutron va se faire déloger, lui qui a réussi l’exploit de s’accrocher là où tous les autres avaient échoué, on va le mettre dehors. Ça me fait bizarre. Je l’aurais bien gardé encore un peu, bien au chaud… Mais l’équipe est sûre d’elle, et cela semble être la meilleure chose à faire pour qu’on soit (et qu’on reste) tous les 2 en bonne santé.

La sage femme des urgences, puis celle du service de maternité, puis une gynéco de garde, viennent nous expliquer chacune leur tour la situation et le déroulement des opérations. Nous voilà catégorisés en « macrosomie », c’est-à-dire « gros bébé ». Aucun facteur de risque ne nous correspond, oserais-je citer le terme « inexpliqué » tant entendu pendant notre parcours PMA ? Mes résultats d’analyse du diabète gestationnel montrent quand même une absorption du sucre particulière, les taux étant très stables et bas, ce qui pourrait être une raison (des études sont en cours sur ce sujet, selon une des sage-femmes de l’équipe). J’aurais donc refilé tout le sucre ingéré au Loutron. Bref, maintenant il va falloir le sortir avant que ça ne devienne trop sportif, mais il n’a pas l’air très motivé pour quitter son nid.

Toucher vaginal, perfusion posée (souvenirs des perfs pour les ponctions…), sang prélevé, puis installation en salle de pré-travail. Mise en place du tampon vaginal pour 24 heures au maximum, en espérant que mon col y soit réactif et décide de s’ouvrir. Deux heures de monitoring pour surveiller la réaction du Loutron: apparemment il s’en fout royalement. Plateau repas englouti en 5 minutes. Loulou parti à l’aventure et chargé de me ramener un vrai dessert. Gulli en boucle à la TV sans le son. Quelques contractions que je sens à peine.

La suite des événements : autorisation de me promener jusqu’au parking, monitoring à 16h30, puis attente… Si les 24 heures ne suffisent pas, on passera au gel pendant 6 heures. Puis perfusion d’ocytocine, péridurale si souhaitée, et envoi en salle de travail. Si ça n’avance toujours pas, ce sera césarienne.

Quoiqu’il arrive, le Loutron va se faire expulser dans les heures / jours qui viennent…

Et nous serons là pour l’accueillir 💜

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[37 SA] Le plus beau des cadeaux

Aujourd’hui je fête mes 33 ans le cœur en fête. Pour la première fois depuis 5 ans, je me sens vraiment heureuse et ça fait drôle. Evidemment la raison est juste là, sous mon nombril: le Loutron fête ses 37 SA aujourd’hui… Le plus beau des cadeaux qu’on puisse me faire, je l’ai dans mon ventre. Chaque instant je me dis que nous avons une chance incroyable. Quand je repense à notre parcours, à toutes ces émotions, ces montagnes russes, c’est juste fou. Plus que quelques semaines (peut-être moins) et il sera là, dans nos bras, dans nos vies. J’ai hâte et en même temps, ce dernier trimestre file à toute allure!

A la dernière écho « officielle », fin juillet, on nous a annoncé un « gros bébé » mais « tout juste dans la norme ». Ma gynéco n’a pas trop confiance cependant, et je dois refaire une écho dans quelques jours pour mesurer le Loutron et envisager un déclenchement. Cette perspective ne nous enchante pas, mais nous attendons d’avoir l’avis du corps médical avant de nous prendre la tête avec ça. Au final, l’essentiel, c’est que son arrivée se passe du mieux possible…

Nous avons fait les 7 séances de « préparation à l’accouchement et à la parentalité », avec deux autres couples sympathiques et une sage-femme empathique mais ultra-bavarde. Globalement, plutôt intéressant, avec un moment de solitude lors de la discussion sur la contraception post-naissance. J’ai lâché que, ne prenant plus la pilule depuis 6 ans, il était évident que je continuerai sur cette voie, et bizarrement elle a essayé de nous convaincre d’utiliser des préservatifs. Nous n’avons pas insisté, pas trop la motivation de nous étaler sur le sujet (l’éternel fossé fertiles/infertiles, blablabla…).

Les affaires du Loutron sont prêtes, j’ai acheté les couches et produits de toilette ce matin – moment surréaliste passé dans ce rayon évité de si nombreuses fois lors des courses hebdomadaires… Bien sûr, ce grand moment fut – comme pour tous les autres achats de PB que j’ai (nous avons) faits – précédé d’une longue analyse de marché, pour finir sur une sélection de produits bio et le plus sain possible pour notre petit Miracle. Il ne nous reste plus que les dossiers « poussette » et « valise de maternité » à régler (on est plutôt « sacs de rando » d’ailleurs, va falloir ruser).

Au milieu de toutes ces folies, nous avons eu une grande frayeur avec notre lapinou. En quelques heures, monsieur s’est retrouvé amorphe et prostré, et la véto a eu un verdict assez radical: il risquait fort de ne pas passer les prochaines 48 heures… Blocage au niveau de l’estomac, probablement dû à une grande ingestion de poils et trop peu de légumes verts. Heureusement il a tenu le coup et nos soins ont permis d’éliminer la chose, à grands renforts de purée de gavage, jus d’ananas et anti-inflammatoire. Depuis, c’est brossage quotidien (ça fait quand même 3 semaines que je lui retire chaque jour une poignée de poils!) et régime vert. C’est qu’on l’aime notre loustic, même s’il nous mange toutes nos affaires…

 

J’ai hâte d’arriver au bout de ce voyage en train tant attendu… Et en même temps, j’essaie de « profiter » de ces derniers moments, de ces coups de pieds dans les côtes et de ce bidon qui me fait halluciner quand je croise mon reflet dans un miroir. Je pense fort fort à celles qui sont dans le train, et à celles qui attendent leur tour pour y monter enfin ❤

citation savourer

 

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